Ne plus jamais toucher
Imaginer sans doute
Le calvaire de sa route
Noyer encore mes yeux
Dans un dernier adieu
Murmurer en silence
Et accepter l'absence
Seule je serai
Mais un peu habitée
Par son frère de vie
Par son frère sans vie
Mes roses seront belles
Surtout pas éternelles
Je sais l'amour mort
Je n'ai pas de remords
Me reste son passage
Et de belles images
Sur la pointe des pieds
Se fondent en fumée
De lui ne rien garder
Pour ne pas me hanter
Une boite scellée
D'un joli fil dorée
La recouvrir de terre
Ou la jeter en l'air
Brûler ce court passé
Mais ne pas l'ignorer
Le regarder partir
Et taire nos souvenirs
En peintre, je voudrai
Lui dessiner la paix
Un havre de douceur
Pour calmer la douleur.